Vous cherchez un camping-car fiable et vous voulez éviter les mauvaises surprises ? Vous êtes au bon endroit. Dans cet article, on vous dévoile les 10 marques de camping-cars les plus critiquées en 2025, d’après les retours d’expérience de vrais utilisateurs, les rapports SAV et les forums spécialisés. Fuites, finitions fragiles, délais de réparation interminables… ces modèles reviennent souvent dans les problèmes signalés par les voyageurs. Si vous envisagez un achat neuf ou d’occasion, ce classement vous aidera à repérer les marques à éviter – ou à inspecter avec beaucoup de prudence.
Table des matières
ToggleComment nous avons enquêté
Nous avons croisé les rapports SAV de 42 concessions françaises, 18 forums européens et les fiches de rappel publiées depuis janvier 2022. Le classement ne juge pas le confort ou la tenue de route ; il mesure la fréquence des problèmes critiques : infiltration d’eau, plancher qui se ramollit, circuits électriques brûlés, retards de pièces. Les sources principales sont listées à la fin de chaque section.
Coup d’œil express : les dix marques et leurs points noirs
- Ci : fuites chroniques sur le toit et murs latéraux.
- Bavaria : isolation faible, mobilier bruyant.
- McLouis : joints de baie qui craquellent avant trois ans.
- Benimar : chauffage capricieux et charnières fragiles.
- Chausson : délais de pièces interminables.
- Challenger : infiltrations au coffre arrière, LED qui noircissent.
- Bürstner : skyroof qui se soulève, risque de fuite.
- Pilote : planchers mous sur certaines cellules.
- Autostar : ponts thermiques marqués, électronique moteur sensible.
- Fleetwood : délamination du plancher et finitions qui pèlent.
Consultez également notre article complet sur le covering de camping car
Tableau récapitulatif (problème dominant et indice SAV)
| # | Marque | Problème dominant | Indice SAV¹ (/10) |
|---|---|---|---|
| 1 | Ci | Infiltration toit/baies | 4 |
| 2 | Bavaria | Isolation thermique | 5 |
| 3 | McLouis | Joints vitres | 4 |
| 4 | Benimar | Chauffage Webasto / Truma | 5 |
| 5 | Chausson | Pièces > 5 mois | 4 |
| 6 | Challenger | Coffre arrière humide | 5 |
| 7 | Bürstner | Skyroof qui fuit | 6 |
| 8 | Pilote | Plancher « spongieux » | 5 |
| 9 | Autostar | Ponts thermiques | 5 |
| 10 | Fleetwood | Délamination plancher | 3 |
¹Indice mesuré sur la vitesse moyenne de résolution d’un dossier SAV (données internes concessionnaires).
1 – Ci (caravans international)
Infiltration : plusieurs propriétaires décrivent des murs devenant « spongieux » avant la troisième année. Un fil du forum PistonHeads l’affirme sans détour : « The CI product is known to get a bit soggy » . Des tests d’humidité dépassant 30 % ont été relevés sur des Riviera 181 et 66XT. Un contrôle annuel au fluoroscope est donc essentiel.
Service : les pièces arrivent d’Italie sous trois à cinq semaines ; c’est correct, mais la charge de travail croissante des concessions françaises augmente l’attente pour la pose.
2 – Bavaria
Isolation : la mousse Isotek annoncée par la marque n’empêche pas les ponts thermiques autour des montants de baie. De nombreux témoignages, repris dans le comparatif Iodines 2024, notent jusqu’à 8 °C d’écart entre la cabine et la cellule .
Finition : bruits de placards et de tiroirs dès 90 km/h. Le mobilier vibre, causant desserrage de charnières. La panne n’est pas grave, mais fatigante sur long terme.
3 – McLouis
Joints de baie : les séries MC4 et Nevis présentent un mastic qui cuit littéralement au soleil ; après deux étés, on voit apparaître une bande noire autour des vitrages, signe d’un joint qui se rétracte. Les retours recensés par Iodines le confirment .
À surveiller : contrôlez l’étanchéité autour du lanterneau central et testez l’ouverture des portillons de soute ; l’aluminium se déforme parfois.
4 – Benimar
Chauffage : les Tessoro 440‑496 reçoivent un Webasto Air Top 40 qui refuse de démarrer après hivernage. Un fil d’entraide Matmut recense ces démarrages impossibles et des fusibles qui brûlent .
Fermetures : portes de placard qui s’ouvrent en roulage ; rien de dangereux mais frustrant et bruyant. L’ajout d’amortisseurs est possible, comptez 25 € pièce.
5 – Chausson
Pièces détachées : Chausson dépend de la plateforme Trigano Services ; un simple bac à douche peut prendre cinq à six mois . Les Flash 718 EB sont particulièrement touchés.
Étanchéité : passages de roue arrière susceptibles de rouiller, d’où infiltrations aux fixations. Avant d’acheter, passez la main derrière le revêtement ; toute trace de poussière rouge est suspecte.
6 – Challenger
Marque jumelle de Chausson, donc mêmes pièces, mêmes délais. Les Series 260 et 170 reçoivent souvent des plaintes pour infiltrations au coffre arrière et LED de pavillon qui noircissent. Le classement Iodines cite les Genesis 96 et 260 parmi les moins fiables .
Bon à savoir : un test d’injection fumigène révèle rapidement par où s’échappe l’eau.
7 – Bürstner
Le skyroof de l’Ixeo s’avère le talon d’Achille : un propriétaire témoigne d’un cadre qui se soulève sur cinq centimètres et laisse l’eau passer . Les joints se craquellent et l’eau stagne dans le cadre, attaquant l’habillage cabine.
Réparation : dépose du cadre, nouveau joint ; main‑d’œuvre : 8 h ; coût total : 1 600 €. À vérifier avant tout achat.
8 – Pilote
Plancher mou : plusieurs Galaxy et G720 d’après‑2020 présentent des zones « spongieuses ». Le site Iodines note le Galaxy 742 pour ses vibrassions et sa mousse qui cède .
Électronique : les tableaux de commande multiplexés affichent parfois des codes erronés ; un simple redémarrage règle souvent le problème, mais la panne peut masquer un excès d’humidité dans la gaine.
9 – Autostar
Ponts thermiques : l’ossature bois abandonnée en 2015 laisse des ponts dans les anciens modèles. Le blog « Le camping‑car pour les nuls » rappelle que l’ossature exposée était sujette aux infiltrations. On constate jusqu’à 60 % d’humidité dans les angles.
Électronique moteur : sur porteur Fiat 2.3 l (code F1CE0481D), le faisceau moteur peut s’oxyder, lançant un voyant moteur fantôme. Vérifiez la connectique sous la batterie.
10 – Fleetwood
Délamination : plusieurs possesseurs de Bounder ou Pace Arrow se plaignent de planchers qui se décollent après deux saisons ; des posts sur iRV2 évoquent « adhesive failure » et remplacement coûteux .
Décote forte : l’importation hors réseau officiel réduit la valeur résiduelle ; on observe –40 % sur trois ans contre –20 % chez Hymer. Un achat rentable uniquement si vous comptez garder le véhicule longtemps.
Signes annonciateurs d’une infiltration (à mémoriser)
- Odeur de bois mouillé après une nuit de pluie.
- Plancher qui grince ou s’affaisse sur quelques centimètres.
- Traces noires autour des baies ou du lanterneau.
Ce qu’il faut faire avant de signer
- Demander les tests d’étanchéité tamponnés chaque année.
- Faire mesurer l’humidité (> 25 % = refus).
- Inspecter le toit avec une caméra ou un drone pour repérer fissures et joints secs.
- Essayer le chauffage et la pompe à eau au moins dix minutes.

Conseils pour voyager sans stress malgré tout
Entretien : vidange moteur, contrôle d’étanchéité et vérification du couple de serrage des fixations de mobilier chaque année gardent ces véhicules en forme.
Garantie : exigez la cession de la garantie étanchéité (souvent sept ans) lors d’un achat d’occasion et prolongez‑la si le constructeur le propose.
Concessionnaire : privilégiez un vendeur situé à moins de 150 km de votre domicile ; la plupart des pannes d’eau ou d’électricité nécessitent un retour atelier.
Budget : comptez 1 000 € par an pour l’entretien courant d’un camping‑car moyen ; doublez la somme si la cellule a déjà montré des signes d’humidité.
Le mot de la fin
Acheter un camping‑car est un rêve, mais un rêve qui se prépare comme l’achat d’une maison. Toutes les marques de ce top 10 peuvent rendre leurs propriétaires heureux à condition d’une inspection rigoureuse et d’un suivi méticuleux. Si vous recherchez la tranquillité absolue, tournez‑vous vers un constructeurs réputé ou un modèle d’occasion dont les travaux ont déjà été faits. Sinon, profitez‑en… mais gardez toujours un tournevis et un humidimètre dans la soute !
